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Electricité, gaz et cheminée sans risque

Les installations défectueuses ou mal entretenues provoquent des départs d’incendie. Rappel des précautions à prendre.

Installation électrique

La conformité de l’installation. L’installation électrique doit répondre à la norme NFC 15-100. Elle comporte :

  • des canalisations et des appareillages. Chaque circuit doit alimenter un usage spécifique (le chauffage, l’éclairage, les prises de courant, etc.). Les conducteurs sont protégés par des fourreaux ou des gaines ;
  • un disjoncteur différentiel facilement accessible. Il est placé immédiatement après le compteur EDF. Son rôle est de protéger des chocs électriques et des courts-circuits ;
  • une prise de terre pour assurer le bon fonctionnement des dispositifs différentiels. Tout câble électrique doit donc contenir un conducteur de terre, c’est-à-dire trois fils.

Le contrôle de votre installation doit être effectué par un technicien. Ce contrôle permet de vérifier : 

  • l’alimentation ;
  • le tableau électrique ;
  • la mise à la terre et ses circuits ;
  • l’installation elle-même dans les différentes pièces ainsi qu’à l’extérieur.

Les précautions d’emploi pour les appareils électriques :

  • n’obstruez pas la ventilation des appareils électriques et dépoussiérez régulièrement les orifices, notamment pour le réfrigérateur - après l’avoir débranché ;
  • déroulez complètement la rallonge de l’aspirateur ou de la tondeuse pour éviter les risques de surchauffe ;
  • ne laissez pas d’appareils électriques en veille. Si l’installation le permet, débranchez votre lave linge et votre sèche linge après chaque utilisation ;
  • ne faites pas passer de fils électriques sous un tapis ;
  • éteignez les guirlandes électriques et les bougies la nuit et pour une absence, même de courte durée.

Conseils d'entretien des installations électriques :

  • remplacez les prises de courant ou interrupteurs endommagés ou vétustes ;
  • ne surchargez pas les barrettes multiprises. Leur utilisation doit être limitée au strict nécessaire et pour des appareils de faible puissance. Privilégiez du matériel de qualité estampillé NF avec un bouton interrupteur ;
  • abstenez-vous d’ouvrir les boites de raccordement pour le branchement d’un nouveau conducteur, ou l’utilisation de « sucres ou domino » ;
  • Faites contrôler et dépoussiérer les dispositifs de VMC tous les dix ans.

Installation au gaz

Le contrôle de l’installation. Les vérifications doivent toujours être effectuées par un professionnel.
Pour des problèmes sur votre installation, demandez un diagnostic qualité à Gaz de France. Une participation forfaitaire vous sera demandée pour ce service. Si des travaux sont nécessaires, Gaz de France vous fournira une liste de professionnels et vous proposera des aides financières.
Les chaudières et chauffe-eau ont une durée de vie comprise entre 10 et 15 ans. Faites contrôler et entretenir une fois par an les joints, les brûleurs ainsi que les valves et les soupapes de sécurité. 
L’entretien et le nettoyage du conduit d’évacuation des gaz brûlés incombent légalement au locataire. Depuis le 1er novembre 2007, le vendeur d’un logement équipé d’une installation intérieure au gaz naturel datant de 15 ans ou plus doit produire un « diagnostic gaz ».


Les précautions d’emploi. Pour les chauffe-eau et les appareils de chauffage au gaz, n’obstruez jamais les aérations et maintenez les propres. Elles sont obligatoires et indispensables.
Pour les cuisinières :

  • remplacez le tuyau souple d’alimentation en gaz avant la date inscrite dessus, par un « vissogaz », un système doté d’un robinet de sécurité et d’embouts à vis.
  • si l’installation le permet, fermez le robinet d’arrivée de gaz après chaque utilisation. 
  • pensez à nettoyer régulièrement les brûleurs de la cuisinière.

La fuite de gaz. En cas d’odeur suspecte, fermez l’arrivée de gaz et faites un important courant d’air en ouvrant largement plusieurs fenêtres. Si le problème persiste, sortez de chez vous et appelez les secours (le 18 ou le 112). Si vous n’êtes pas seul, emmenez avec vous les membres de votre famille.
Évitez tout risque d’étincelle qui suffirait à provoquer une explosion :

  • ne coupez pas le compteur électrique ;
  • n’ouvrez pas la porte du réfrigérateur ;
  • n’allumez pas la lumière, même en pleine nuit ;
  • ne touchez à aucun interrupteur ni au disjoncteur.
  • n’allumez pas ou n’éteignez pas une lampe de poche ;
  • ne téléphonez pas de chez vous ni d’un appareil fixe ni d’un portable ;
  • ne prenez pas l’ascenseur, mais prenez les escaliers sans allumer la lumière ;
  • ne sonnez pas chez votre voisin, mais frappez à la porte.

Quand le gaz brûle, il n’y a pas de risque d’explosion. Vous pouvez donc appeler les secours de chez vous.
Avant de tenter d’étouffer les flammes, fermez l’arrivée de gaz de l’appareil ou de la bouteille de gaz si vous le pouvez. Protégez-vous la main avec un gant de cuisine.
Si la fuite enflammée est trop proche du robinet, fermez l’arrivée de gaz au compteur. Si vous ne le pouvez pas, ou si les flammes peuvent se propager, mouillez largement toutes les surfaces proches de la fuite enflammée.

Cheminées et inserts

Les conduits de cheminée. La construction d’un conduit de cheminée est soumise à des textes réglementaires, en particulier pour le respect de « l’écart au feu », c’est-à-dire la distance de sécurité entre le conduit et les éléments combustibles les plus proches.
Avant toute utilisation, vérifiez le conduit. Ce contrôle s’effectue en passant une caméra dans le conduit pour visualiser les défauts intérieurs. On peut aussi tester l’étanchéité à l’aide d’une cartouche fumigène.

Toutes ces opérations relèvent de la compétence d’un spécialiste.

La remise en état intégrale se fait par démolition de l’existant et la reconstruction en boisseaux de terre cuite. Si le conduit ancien n’est pas trop dégradé, on peut y introduire un tube d’acier inoxydable qui va assurer l’étanchéité aux fumées. 
En utilisant une cheminée, il se produit parfois des éclats incandescents. Mettez en place des protections en présence des sols combustibles (parquets, moquettes). Évitez d’approcher des sièges ou des coussins, et de stocker le bois sous ou à côté de la cheminée.


L’installation d’insert. L'insert est une chambre de combustion vitrée, souvent confondue avec le foyer fermé. Si leur fonctionnement est identique, l’insert s’encastre dans une cheminée existante alors que le foyer fermé est habillé d’une maçonnerie conçue pour l’appareil.
Les fumées dégagées sont beaucoup plus chaudes que celles d’un foyer ouvert (souvent supérieur à 400°C), le conduit d’évacuation doit donc être suffisamment étanche et résistant.
Une réglementation très précise à l’installation. Appelez un professionnel et n’hésitez pas à lui demander son attestation de responsabilité civile professionnelle et conservez sa facture.
 

La hotte décorative de l’insert. C’est l’endroit de tous les dangers... La hotte décorative doit être réalisée avec des matériaux incombustibles et être pourvue de grilles de décompression pour évacuer la chaleur.
L’intérieur de la hotte doit être accessible pour permettre le contrôle du conduit de raccordement et le nettoyage. Ne faites rien vous-même et confiez l’installation à un professionnel.
Le combustible :

  • choisissez du bois bien sec. Les bois les plus adaptés sont le charme, le chêne, le hêtre, l’orme, le noyer. N’utilisez pas le châtaignier et l’acacia qui éclatent en brûlant ;
  • stockez le bois dans un endroit sec et ne le bâchez pas. Plus le bois est dur et plus le temps de séchage est long ;
  • proscrivez le bois jeune et humide, comme celui tombé à terre et trop imbibé d’eau.
  • n’entreposez pas de produits inflammables à proximité du conduit ;
  • évitez le bois de récupération tels que les palettes, les planches ou du bois de menuiserie. Il dégage des fumées et des vapeurs toxiques ;
  • utilisez le mode d’emploi de l’insert. Les combustibles recommandés sont précisés.

Le ramonage. Le ramonage consiste à nettoyer les conduits de cheminée en décollant les suies et les résidus de combustion agglomérés aux parois. Les appareils de chauffage au gaz et au fuel produisent peu de suies, au contraire des poêles à bois et des cheminées d’agrément.
Vous devez prévoir un ramonage intégral du conduit de cheminée, mais également des ramonages réguliers au minimum :

  • deux fois par an, dont une fois en hiver, pour tout combustible usuel ;
  • une fois par an, pour les installations alimentées en gaz.

Le ramonage s’effectue en passant un hérisson dans l’intégralité du conduit. Toute autre technique est déconseillée. 
Le ramonage est obligatoire et prévu par le Règlement sanitaire départemental type. Il est réalisé par un professionnel et justifié par une facture. Enfin, des cartouches de ramonage « chimique » sont vendues dans le commerce. Or, leur utilisation est délicate et il est préférable d’en réserver l’usage à des professionnels avertis.
Attention, le ramonage peut s’avérer difficile ou même impossible quand le conduit est incliné par rapport à la verticale ou présente des différences de section.

Mots clés :
Accidents domestiques Habitation
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