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L'actualité du groupe Macif

La conduite accompagnée : apprendre à conduire en confiance

Également nommée apprentissage anticipé de la conduite (AAC), la conduite accompagnée permet aux jeunes d’acquérir de l’expérience et une meilleure assurance au volant avant de se présenter à l’examen du permis de conduire. Ainsi, votre enfant peut s’inscrire à la conduite accompagnée dès l’âge de 15 ans. La Macif vous explique les conditions et avantages de cette solution.

La conduite accompagnée : conditions et règles

Apprendre à conduire grâce à la conduite accompagnée répond à des règles spécifiques : âge, profil de l’accompagnateur, nombre de kilomètres à parcourir. Faisons un tour d’horizon de ces conditions.

Conduite accompagnée : 15 ans minimum

Pour apprendre à conduire une voiture afin d’obtenir le permis B, il faut être âgé de 15 ans. La conduite accompagnée permet d’obtenir le permis de conduire dès l’âge de 17 ans, même s’il ne sera pas possible de conduire seul avant 18 ans. 

Conduite accompagnée : jusqu’à quel âge ? Cette question est fréquemment posée. En réalité, rien ne définit un âge maximal pour cet apprentissage de la conduite. Toutefois, pour les plus de 18 ans, une autre solution existe : la conduite supervisée.

La conduite accompagnée : les conditions à remplir

S’il existe un âge minimal pour s’inscrire à la conduite accompagnée, d’autres conditions sont requises. Il est nécessaire de suivre en premier lieu une formation théorique qui permet de s’inscrire pour passer le Code de la route, avant de passer à la conduite. Puis, en deuxième lieu, le candidat doit conduire, a minima, durant 20 heures (dont 15 heures sur les voies ouvertes à la circulation, ou au moins 10 heures en cas d’utilisation d’un simulateur de conduite). Au terme de cette formation, si l’auto-école juge que le candidat est apte à conduire, elle lui délivre une attestation de fin de formation initiale. Il peut alors passer à la conduite accompagnée avec un accompagnateur

Cet accompagnateur doit également remplir des conditions :

  • être titulaire du permis B depuis au moins 5 ans ;
  • faire une demande d’extension de garantie pour la conduite accompagnée auprès de son assureur. L’assureur est toutefois en droit de refuser si l’accompagnateur a commis des infractions graves ;
  • ne pas avoir été sanctionné par une annulation ou une invalidation de permis de conduire au cours des 5 dernières années. 

En ce qui concerne le véhicule, il est tout à fait possible de suivre une formation de conduite accompagnée avec une boîte automatique. Cela diminue d’ailleurs le temps de formation, puisque la partie pratique est réduite à 13 heures minimum (dont 10 heures sur les voies ouvertes à la circulation ou au moins 7 heures en cas d’utilisation d’un simulateur de conduite). Attention toutefois, le permis obtenu, au terme de la formation, permet de conduire uniquement des véhicules à boîte automatique. Pour conduire une voiture avec boîte manuelle, il est obligatoire de suivre une formation complémentaire de 7 heures. 
 

La conduite accompagnée : les règles à respecter en voiture

Vous pouvez conduire dès que vous avez obtenu votre attestation de fin de formation initiale. La conduite accompagnée avec plusieurs accompagnateurs est possible. Il faut toutefois que chacun ait participé à la formation de 2 heures dans une voiture d’auto-école après la remise de l’attestation. 

Voici les règles de la conduite accompagnée :

  • rouler au minimum 3 000 km ;
  • proscrire la conduite accompagnée à l’étranger ;
  • rouler avec un accompagnateur au moins un an ;
  • respecter les vitesses (110 km/h contre 130 km/h sur autoroute, 100 km/h au lieu de 110 sur les routes à deux chaussées séparées par un terre-plein central, 80 km/h sur les autres routes et 50km/h en agglomération) ;
  • respecter la limite de 0,2 g/l d’alcool dans le sang, soit moins d’un verre.
Bon à savoir : en cas d’excès de vitesse, le conducteur apprenti n’ayant pas encore le permis, c’est l’accompagnateur qui sera sanctionné par une perte de points.

Conduite accompagnée : quel prix ?

Le tarif de la conduite accompagnée est le même que pour un permis classique, la formation étant la même. Cependant, il varie selon différents critères :

  • l’auto-école est libre d’appliquer ses tarifs ;
  • la région dans laquelle le candidat suit sa formation (le prix de la conduite accompagnée peut varier  selon les régions et d’une auto-école à l’autre.) ;
  • le nombre d’heures. Certains élèves ont besoin d’une formation plus longue pour se sentir à l’aise au volant. 

Le prix du permis de conduire en conduite accompagnée peut varier. En effet, il est évalué au cas par cas, selon les auto-écoles et les régions. Il peut parfois être inférieur, par exemple lorsque le candidat a déjà conduit au minimum 3 000 km durant un an avec un accompagnateur. Il est alors moins susceptible de suivre des heures de formation supplémentaires et payantes en auto-école.

Les avantages de la conduite accompagnée

En passant le permis accompagné, le prix est, comme nous l’avons vu, souvent inférieur. Cela est justifié par une meilleure expérience acquise au cours de la période de conduite avec un accompagnateur. Le taux de réussite au permis de conduire est de 71 % pour la conduite accompagnée, contre 52 % pour le permis traditionnel (1).

Autre avantage de la conduite accompagnée : la sécurité. Le candidat est déjà habitué à la conduite sur route et se sentira plus à l’aise et vigilant au moment de prendre le volant seul. Il aura acquis des automatismes parfois plus difficiles à acquérir en seulement 20 heures.  

Cette aisance peut d’ailleurs être récompensée sur le plan financier. L’assurance auto jeune conducteur est généralement bien moins chère. En effet, le prix de l'assurance jeune conducteur avec la conduite accompagnée est généralement bien moins élevé, grâce à une réduction de tarif auto.

Conduite accompagnée et supervisée : les différences

La conduite supervisée est moins connue que la conduite accompagnée. 
La différence entre conduite supervisée et conduite accompagnée réside dans la condition liée à l’âge. La conduite supervisée est une formation accessible uniquement à partir de 18 ans. 

La conduite supervisée peut être choisie dès l’inscription à l’auto-école ou après un échec à l’examen du permis de conduire. L’objectif est de pouvoir bénéficier d’un temps de conduite avec un accompagnateur de son choix, qui répond aux mêmes critères que celui intervenant dans le cadre de la conduite accompagnée. 

Depuis la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite loi Macron, la conduite supervisée n’impose plus un nombre de kilomètres minimal. Elle supprime également la durée de la conduite supervisée obligatoire qui était de 3 mois. Le candidat utilise cette solution le temps nécessaire pour lui de se sentir assez à l’aise pour passer ou repasser l’examen. 

Le prix de la conduite supervisée est le même que pour toute autre formation dans la mesure où il est nécessaire de passer le Code de la route et de suivre une formation pratique de 20 heures au minimum.

À quel âge peut-on passer le permis avec l’AAC ?

L’âge pour la conduite supervisée et le permis de conduire classique est le même : 18 ans. Pour le permis de conduire en conduite accompagnée (ou AAC) l’âge minimal est de 17 ans pour passer l’examen du permis de conduire. Toutefois, quelle que soit la solution choisie, il est interdit de rouler seul avant 18 ans.  

Dans le cadre de la conduite accompagnée ou apprentissage anticipé de la conduite (AAC), en cas de réussite à l’examen avant 18 ans, le candidat reçoit un certificat d’examen du permis de conduire, le CEPC. Le délai de validité de celui-ci est de 4 mois à compter des 18 ans du candidat. Cela lui permettra alors de conduire en attendant de recevoir son permis définitif.

Le permis accompagné : les assurances à prévoir

Dans le cadre du passage du permis en conduite accompagnée, l’accompagnateur doit avertir son assurance du fait qu’un conducteur ayant opté pour cette solution pourra prendre occasionnellement le volant. La Macif n’applique pas de surprime dans ce cadre.

Dès lors que le permis AAC (apprentissage anticipé de la conduite) est obtenu, le conducteur, s’il achète un véhicule, devra l’assurer. Lors de l’apprentissage traditionnel de la conduite, l’assurance auto jeune conducteur fait l’objet d’une surprime à hauteur de 100 % la première année, 50 % la deuxième et 25 % la troisième (sans sinistre responsable). La conduite accompagnée permet de souscrire une assurance auto jeune conducteur moins chère. Ici, la surprime appliquée durant ces trois années est de 50 %, 25 % et 12,5 %. 

 

Je découvre l'assurance auto jeune conducteur

 

 

(1) Source : lepoint.fr

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