24.01.2013 En direct
 

"Sur un petit nuage"

Bravo François : premières réactions de François Gabart (et de son entourage) depuis son arrivée.

François Gabart, 29 ans, gagne le Vendée Globe sur le MACIF.  

Dimanche 27 janvier - Jour J


Visiblement très ému sur le podium du village, François Gabart s'est confié... :
Etat d'esprit ? Ca fait du bien quand ça s’arrête. La victoire n’était pas l’objectif n°1, on voulait faire une belle course avec la Macif. Quand j’ai doublé Armel dans l’Indien, je me suis dit que je pouvais jouer la gagne. Pour un compétiteur, vivre ce qu’on a vécu, c’est énorme ! C’est aussi grâce à lui que j’ai fait une belle course. J'ai eu de la chance pour que les galères ne s'accumulent mais j'ai aussi bossé pour ça !
Moment tranquille ? J'ai eu 78 emmerdes, une par jour mais j'ai eu de la réussite pour y faire face. J'ai l'impression de recevoir un accueil plutôt réservé à une rock star.
Prise de risque ? La Macif, c'est un assureur et comme mon partenaire, j'ai géré le risque !
Botte magique ?  Oui, je l'avais encore il y a quelques heures... cette voile d'avant taillée pour le grand sud.
Je suis vraiment content et heureux de ce bateau, il ne s'est jamais reposé. Je suis vraiment ému d'en parler ! ... à ses côtés Gérard Andrek, président de la Macif a déclaré : Le Vendée Globe a toujours été une très belle histoire sauf que là, c’est aussi celle de la Macif. A titre personnel, je tiens à exprimer à François toute notre reconnaissance. Il nous a fait un peu peur quelques fois mais jamais de trop. Un tel résultat pour une 1ère participation était inespéré pour notre Groupe, d’ailleurs François en sera témoin, on ne lui avait pas fixé d’objectif. On réfléchira à la suite après !

Propos recueillis par Macif Course au Large à quelques minutes de l'arrivée : François Gabart, quelques minutes après son arrivée : « C’est un soulagement énorme ! Jusqu'au bout on ne sait pas ce qu'il peut se passer d’autant que la dernière nuit a été difficile. J'y croyais depuis plusieurs jours mais quand même ! On a de supers bateaux ! En partant, je ne pensais pas jouer la victoire. Mais dans l'Indien j'ai commencé à y croire. C'est une course difficile, mais j'ai essayé de me battre à humeur égale. Je n'ai jamais baissé les bras ou la tête ou juste quelques secondes… Cinq jours après le départ, j'ai eu un petit souci de moteur. C'était un peu dur, mais j'ai réussi à réparer. Le plus difficile c'est la longueur et l'enchainement ! Ca ne s'arrête jamais ! Même dans le Golfe de Gascogne, je n'ai pas été épargné ! C'est le calme qui m'a manqué le plus car on a été bien ce secoués Quelque chose qui ne bouge plus...Et puis bien sûr, mes copains, ma copine, mon fils... la vie de terrien ! Merci à Armel Le Cléac’h. C'était exceptionnel ce qu'on a vécu ensemble ! Pour des compétiteurs que nous sommes, vivre une telle confrontation de l’intérieur est un privilège. »

Gérard Andreck, Président du groupe MACIF, partenaire de François Gabart depuis 2009 : ‘’Les aventures peuvent parfois dépasser les rêves les plus fous et c’est toute notre histoire avec François. Nous savions que nous avions une pépite avec nous et que ce talent avait toutes les qualités pour bien faire, mais nous ne pensions pas à un tel aboutissement qui résonne au-delà du résultat sportif. François a cette faculté fascinante de fédérer et de conquérir autour de lui. Un rayonnement humain étonnant avec lequel il est difficile de ne pas tomber sous le charme. Vous n’imaginez pas à quel point, même en mer, il a été disponible pour les acteurs internes de la MACIF et le nombre de personnes qui partagent sa joie aujourd’hui.’’

François Gabart est attendu aux Sables d'Olonne à partir de 10heures sur la ligne d'arrivée et à 14heures dans le chenal . Le passage de la ligne devrait se faire dans des conditions musclées avec une mer croisée, des rafales montant jusqu'à 45 noeuds (environ 90 km/h) et des creux de 4 mètres. Un arrêté préfectoral interdit à toute embarcation de quitter le chenal à partir de 7 heures aujourd'hui.

11 h 00 : "Sur un petit nuage !"

Gérard Andreck, le président du groupe Macif 

 "Apparement, la Macif commence à distribuer des goodies au public", entend-on en salle de presse alors que les premiers hélicoptères survolent le village d'arrivée. Au même moment, entre deux interviews, Gérard Andreck, le président du Groupe, confie simplement : "J'espère qu'il n'y aura pas de grain à l'entrée du chenal mais je suis sur un petit nuage!"

9 h 00: une éclaircie pour le chenal ?

François Gabart devrait emprunter le chenal de Port Olona comme prévu à 14 heures au moment où une éclaircie pointera le bout de son nez. Pour l'instant, la pluie tombe sur les Sables d'Olonne et le vent souffle, y compris sur Port Olona qui est pourtant abrité. La salle de presse commence à s'animer.

Samedi 26 janvier

Par l'équipe de Macif.com, en direct des Sables d'Olonne :

12h40 : Histoire de solidarité

Jean-Bernard Le Boucher, directeur des programmes de course au large de la Macif (Crédit : Darri/Macif).

Ces dernières heures, le marin britannique Alex Thomson (4e) s'est dérouté pour se rapprocher de Jean-Pierre Dick. Le skipper de Virbac Paprec navigue sans quille depuis plusieurs jours. Alors qu'il était en train de se faire rattraper, il a  adressé ce message à Alex Thomson : "Prends soin de la 3e place !" "La solidarité a joué à plein alors qu'il n'y a même pas eu d'appel au secours de la part de Jean-Pierre Dick. Cet épisode montre bien que la voile est un sport qui véhicule vraiment de l'émotion et des valeurs" commente Jean-Bernard Le Boucher, le directeur des programmes de course au large de la Macif.

Sur le village du Vendée Globe, la vacation a fait salle comble samedi. Humour, bonne humeur et émotion étaient de mise! (Crédit : Macif)

9h00 : ETA pour le café

Michel Desjoyeaux, double vainqueur du Vendée Globe et parrain du bateau MACIF (Crédit : Darri/Macif).
 
À l’heure du petit déjeuner, la télévision est déjà allumée et I-Télé ouvre sur la prochaine arrivée de François Gabart. À table, la conversation entre Jean-Paul Roux, responsable de l’équipe Macif, et Michel Desjoyeaux, parrain du bateau, tourne autour de l’heure où François devrait franchir la ligne, la fameuse ETA (Estimated time of arrival). Quand le skipper de MACIF va-t-il atteindre les Sables d’Olonne ? La question est sur toutes les lèvres. À 4 heures du matin, il se trouvait encore à 567 milles (environ 1200 km) du but. Si tout se passe comme prévu, François Gabart et Armel Le Cléac’h devraient battre le dernier temps de référence établi par Michel Desjoyeaux. Les deux rivaux sur l’eau devraient passer sous la barre emblématique des 80 jours !
À la question : « Et vous, Michel, vous seriez allé aussi vite que la jeune génération ? » La réponse fuse. « Ca fait un jour que je serais déjà arrivé, s’amuse, sourire en coin, le double vainqueur du Vendée Globe, et encore, avec un bras en moins ! »

Vendredi 25 janvier, 12 h 00.

Selon les dernières estimations, François Gabart arriverait aux Sables d'Olonne entre 7 h et 11 h dimanche matin !

Mercredi 23 janvier,  10 h 00.

François Gabart lors de la vacation avec l'organisation du Vendée Globe :  

" Je devrais arriver au plus tard dimanche matin avant le front froid qui va passer sur les Sables d'Olonne.

Il va falloir se rendre jusqu'à l'arrivée prudemment mais rapidement. Depuis les Açores, il y a un peu plus de trafic avec pas mal de petits bateaux. J'espère que les pêcheurs des Açores auront allumé leur AIS (NDLR : système de détection entre bateaux)...

Je songe à l'arrivée depuis que le projet a été lancé avec la Macif il y a deux ans tout en restant très lucide sur les conditions et le chemin qui me reste à parcourir!"

Jean-Paul Roux, responsable de l'équipe Macif 60' joint au téléphone par macif.com :

"Je commencerai à me détendre une fois que le bonhomme sera de retour et le bateau sera amarré devant le village des Sables d'Olonne. Après, on entrera dans une autre phase...
François prend les jours les uns après les autres, comme d'habitude. Il ne change rien par rapport au début de course. De toute façon, il navigue sous pression depuis le départ et navigue au contact depuis longtemps avec Armel Le Cléac'h. Il va continuer à faire ce qu'il a fait depuis le début."

Vendredi 18 janvier,  11 h 00 .

François Gabart lors de la vacation avec son équipe à terre :

Etat d'esprit : "Je suis et je serai à fond jusqu'au bout en étant conscient que la course est encore un peu longue ! Elle est exigeante, elle demande beaucoup d'énergie, de concentration et on donne tout ce qu'on a en nous. Il faut être encore performant pendant une dizaine de jours".

Arrivée : "J'y pense forcément, c'est motivant mais je suis bien occupé et concentré sur le bateau pour terminer cette belle course. Quant à la victoire, j'y songe au moins une fois par jour mais rien n'est fait !"

Obstacle météo : "La prochaine grosse barrière météo, c'est l'anticylcone des Açores mais tout dépend des prévisions. Si je peux avoir un peu d'avance avant l'arrivée, ça ne me dérangerait pas. Ce qui est sûr, c'est que je suis prêt à me battre jusqu'au bout !"

Pot au Noir : "Je savais que ça serait compliqué pour moi vu les prévisions météorologiques. J'ai tout eu lorsque je l'ai traversé : de violents grains, de la pluie et du vent qui passe de 5 à 45 noeuds (NDLR : de 10 à 85 km/h environ) d'un seul coup. Contrairement à Armel (NDLR : Le Cléac'h, 2e), j'ai eu des vents très faibles dès le début du Pot au Noir et j'ai beaucoup perdu d'avance à ce moment là".

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