05.04.2012 Alimentation

Et si on mangeait autrement

Malbouffe, scandales alimentaires à répétition… Le contenu de nos assiettes est devenu une source de préoccupation. Pourtant, des initiatives contribuant au mieux-être et au mieux-vivre existent.

En deux générations, la façon de manger et de produire nos aliments a radicalement changé. Les repas se sont mondialisés et simplifiés au profit du « prêt à manger ». L’explosion du nombre de maladies chroniques et les enjeux environnementaux ont mis en évidence les limites de notre nouveau modèle alimentaire. Sur la base de ces constats, de multiples initiatives ont vu le jour.
Plus de proximité
En matière d’approvisionnement, de nouvelles dynamiques de proximité sont apparues, comme les circuits courts* permettant aux consommateurs d’obtenir des produits frais, de saison et à faible impact environnemental. « 100 000 agriculteurs pratiquent aujourd’hui ce type de vente », selon Frédéric Ernou, responsable du service Qualité et Alimentation des Chambres d’agriculture.
D’autres démarches de proximité à visée plus sociale existent. Les Jardins de Cocagne, par exemple, combinant la création d’emplois pour des personnes en réinsertion et la production de paniers de légumes bios pour les consommateurs.
Produits biologiques et équitables
De son côté, l’agriculture biologique garantit le recours à des pratiques culturales et d’élevages respectueuses des espaces naturels. En deux ans, le marché des produits bios a progressé de 32 % et la restauration collective a triplé ses achats biologiques.
Autres initiatives intéressantes : le Label rouge apporte des garanties appréciables sur la qualité du produit, et le commerce équitable une plus grande équité dans les échanges commerciaux.
Partout, pour tous et à sa guise
Ces initiatives, qui se démocratisent (l’arrivée du bio en grande surface, par exemple), apportent sens et bien-être à ceux qui les pratiquent et des résultats concrets pour les territoires en matière d’environnement, d’emploi ou de lien social. Pour autant, « aucune initiative n’a le monopole de la qualité, du bon sens et de l’éthique. Elles ont simplement le mérite d’étendre le champ des possibles », conclut Frédéric Ernou.

* Circuits de distribution permettant la vente directe ou quasi directe entre un agriculteur et un consommateur (ventes en panier, par correspondance, e-commerce, etc.).
 

Ils témoignent...


Xavier Hardy, 59 ans, membre de l’Amap de Tressin (59)
« Tous les jeudis, à la salle des fêtes de Tressin, je retrouve l’agriculteur et quelques membres de mon Amap*. Ensemble, nous préparons les paniers de légumes qui seront remis à chacun. J’aime vraiment ce moment. C’est un formidable temps d’échange. On y renoue avec la terre, les saisons, le monde rural. L’Amap est aussi le moyen de se forcer à cuisiner, au gré des saisons et du contenu de nos paniers. »
* Association pour le maintien de l’agriculture paysanne

 


Maxime Gevaert, 29 ans, cogérant du bar-brasserie bio à Lille « Les 2-sous de table »

« Avec mes deux associés, nous avons construit notre brasserie bio sur des valeurs de respect : respect de l’environnement, de la personne et du travail de chacun. Mais, nous ne voulions pas d’un restaurant militant. Car ce qui prime pour nous, c’est de donner du plaisir à ceux qui viennent manger chez nous. Beaucoup de gens associent le bio aux légumes vapeurs et aux menus de régime. Nous espérons que leur passage chez nous les fera changer d’idée. Je crois que le plaisir est le meilleur moyen de passer des messages. » 

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