Quelles aides et démarches quand on est au chômage ?

Suite à une perte d’emploi, vous pouvez bénéficier de différentes prestations. Allocation chômage, RSA, prime d’activité, aides au logement… On fait le point sur les démarches à entreprendre et les principales aides quand on est au chômage.

La checklist pour faire face au chômage

Bilan de votre situation, renseignement sur vos droits, organisation de votre quotidien, préparation de votre retour à l’emploi… Découvrez notre checklist pour faire face sereinement à une perte d’emploi et trouver rapidement un nouveau travail.

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Aides pour les chômeurs : quels organismes contacter ?

Vous pouvez contacter divers interlocuteurs pour identifier les aides financières pour chômeurs auxquelles vous êtes éligible, dont France Travail et la Caf. Votre assureur peut aussi vous accompagner, notamment pour adapter vos contrats et garanties au regard de votre nouvelle situation.

France Travail (ex-Pôle emploi)

« Je suis au chômage, à quelles aides ai-je droit ? » C’est l’une des questions les plus courantes que se posent de nombreuses personnes après la perte de leur emploi.

Sachez tout d’abord que vous devez vous inscrire sur France Travail en tant que demandeur d’emploi. Puis, vous devez réaliser un entretien professionnel avec votre conseiller France Travail. Cette démarche est indispensable pour bénéficier des éventuelles aides existantes quand on est au chômage.

L’inscription à France Travail doit être faite dans les 12 mois qui suivent la fin de votre contrat de travail.

Votre mutuelle

Il est recommandé d’informer votre assureur de votre perte d’emploi pour adapter vos garanties si nécessaire mais aussi pour être informé d'éventuelles prestations ou services utiles auxquels vous pourriez peut-être prétendre.

  • Faire vérifier ses garanties : vous pouvez être assuré contre la perte d’emploi, notamment par le biais de votre assurance emprunteur. Par ailleurs, à la Macif, si vous détenez la Garantie Emprunteur, que vous ayez souscrit l’assurance perte d’emploi ou non, vous pouvez profiter du service Securimut Assistance et bénéficier, entre autres, d’un bilan d’employabilité ou d’un soutien psychologique (1).
  • Être accompagné : votre conseiller peut vous aider à identifier les dispositifs auxquels vous êtes éligible, telle que la complémentaire santé solidaire, par exemple. Il s’agit d’une aide pour bénéficier, sous certaines conditions, d’une mutuelle si vous êtes au chômage et/ou si vos revenus sont faibles. 
  • Moduler vos prélèvements : votre assureur peut vous accorder la suspension temporaire des prélèvements pour certains contrats ou des facilités de paiement, par exemple.
  • Réduire vos cotisations : en tant que sociétaire Macif, une partie de vos cotisations peut être prise en charge grâce au dispositif Prestation solidarité chômage (PSC).

Bon à savoir : suite à la perte de votre emploi salarié, vous pouvez bénéficier de la portabilité de votre mutuelle d’entreprise sous conditions.

La Caisse d’allocations familiales (Caf)

Vous devez également informer la Caf de votre perte d’emploi pour qu’elle recalcule vos droits aux prestations en fonction de votre nouvelle situation et de la diminution de vos revenus.

Cette déclaration peut vous permettre de bénéficier d’aides de la Caf pour les chômeurs, mais également de revaloriser certaines prestations auxquelles vous êtes déjà éligible. Les principaux dispositifs gérés par la Caisse d’allocations familiales sont :

  • le revenu de solidarité active (RSA) ;
  • les allocations familiales : allocation de soutien familial (ASF), complément familial, etc. ;
  • les allocations logement, dont l’aide personnelle au logement (APL) ;
  • les allocations pour les personnes en situation de handicap : allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), allocation journalière de présence parentale (AJPP), etc. ;
  • ou encore l’allocation de base.

Comment bénéficier de l’allocation chômage (ARE France Travail) ?

L’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est la principale aide financière en cas de perte d’emploi involontaire. Pour en bénéficier, la cessation de votre contrat de travail doit résulter (2) :

  • d’un licenciement pour motif personnel, pour motif économique ou révocation ;
  • d’une rupture conventionnelle ;
  • de l’absence de renouvellement de votre CDD ;
  • ou d’une démission considérée comme légitime.

Toutefois, vous devez remplir d’autres conditions pour prétendre à l’ARE :

  • être apte physiquement à l’exercice d’un emploi ;
  • résider en France de manière stable et régulière ;
  • vous être inscrit comme demandeur d’emploi auprès de France Travail dans les 12 mois qui suivent la fin de votre contrat de travail ;
  • avoir travaillé au moins 6 mois au cours des 24 mois précédant la fin de votre contrat de travail, soit 130 jours ou 910 heures.

Le montant de l’allocation chômage est calculé sur la base de votre salaire journalier de référence (SJR) : il est au minimum de 31,97 € net par jour.

Pour en savoir plus sur le versement de l’allocation de retour à l’emploi, consultez l’article disponible sur la plateforme en ligne MACIFJuris.

Notre service en ligne d’informations juridiques

Avec MACIFJuris, notre plateforme en ligne pour les sociétaires Macif, vous avez accès à des informations juridiques. Ce service peut notamment vous permettre d’identifier quelles sont les aides, en plus du chômage, auxquelles vous pouvez prétendre suite à votre perte d’emploi.

Découvrir MACIFJuris

Quelles aides sociales de la CAF pour les chômeurs ?

Découvrez quelles primes et aides sociales de la Caf on peut toucher après une perte d’emploi ou en étant au chômage : la prime d’activité, les aides au logement ou encore le complément de mode de garde.

La prime d’activité est avant tout un complément de revenu pour les travailleurs dont les ressources sont modestes. Elle vise à encourager la reprise d’une activité professionnelle et à améliorer le niveau de vie des travailleurs précaires.

Toutefois, le cumul de la prime d’activité et du chômage est possible sous conditions : vous devez principalement être indemnisé au titre du chômage partiel ou technique. D’autres critères sont également nécessaires :

  • avoir plus de 18 ans ;
  • résider en France de manière stable et régulière ;
  • être Français, citoyen de l’Espace économique européen (EEE), Suisse ou être titulaire d’un titre de séjour depuis au moins 5 ans.

On peut donc cumuler prime d’activité et chômage : le montant de cette aide est calculé en fonction de la composition et des ressources de votre foyer. Le montant forfaitaire de la prime d’activité est de 633,21 € pour une personne seule sans enfant. Il peut être majoré ou minoré en fonction de la situation de votre foyer et de vos revenus, incluant notamment l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Ce montant est revu chaque année.

Il est possible de bénéficier de certaines aides au logement quand on est au chômage.

  • L’aide personnalisée au logement (APL) : il s’agit d’une aide financière visant à réduire le montant de votre loyer sous conditions, notamment de ressources. Au chômage, l’APL peut vous être attribuée en raison de la diminution de vos revenus suite à votre perte d’emploi, y compris si vous n’en étiez pas bénéficiaire auparavant.
  • L’allocation de logement familiale (ALF) : cette aide vise à réduire le montant de votre loyer ou la mensualité de votre prêt immobilier. Elle est accordée sous de très nombreuses conditions, notamment de ressources.
  • L’allocation de logement sociale (ALS) : visant aussi à réduire le montant de votre loyer, cette aide peut vous être accordée si vous ne pouvez pas bénéficier de l’APL ni de l’ALF.

Pour identifier les aides au logement (APL, ALS, etc.) dont vous pouvez bénéficier en tant que chômeur, n’hésitez pas à estimer vos droits sur le site de la Caf.

Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) est une aide financière visant à prendre partiellement en charge la rémunération d’une assistante maternelle agréée pour la garde d’un enfant. Vous pouvez cumuler la CMG et le chômage indemnisé, à condition de remplir certaines conditions :

  • employer une assistante maternelle ou faire appel à un organisme habilité (pour une durée de garde minimale de 16 heures par mois) ;
  • faire garder un enfant de moins de 6 ans ;
  • avoir, vous ou votre conjoint, une activité (sous conditions).

Il est aussi possible de cumuler la CMG et le chômage non indemnisé dans plusieurs situations :

  • vous, ou votre conjoint, êtes étudiant, en contrat de service civique ou bénéficiaire de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), du RSA ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
  • votre conjoint travaille, bénéficie du chômage indemnisé, est en formation professionnelle rémunérée ou perçoit des indemnités journalières pour maladie, maternité, adoption, paternité ou accident du travail. 

La prime de Noël est une aide exceptionnelle pour certains bénéficiaires des minima sociaux, versée en une seule fois à la fin de l’année. Vous pouvez toucher la prime de Noël en étant au chômage si vous êtes bénéficiaire :

  • du revenu de solidarité active (RSA) ;
  • de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
  • ou de l’allocation équivalent retraite (AER).

En revanche, vous ne pouvez pas bénéficier de la prime Noël si vous percevez uniquement l’allocation chômage (ARE). À condition d’y être éligible, cette aide vous est versée automatiquement : vous n’avez donc aucune démarche à entreprendre. En 2024, son montant maximal était de 152,45 €.

Identifiez les aides auxquelles vous pouvez prétendre avec notre partenaire Klaro

Suite à une perte d’emploi, vous pouvez bénéficier de certaines aides financières, mais ce n’est pas toujours facile de les identifier. La plateforme Klaro, dont nous sommes partenaires, vous aide à y voir plus clair et vous permet de faire une simulation d’aides en ligne pour vérifier votre éligibilité. En tant que sociétaire Macif, vous bénéficiez d’un accès gratuit au simulateur Klaro (3).

Accéder à Klaro

Quelles aides pour les chômeurs en situation de réorientation professionnelle ?

Acre, Arce, AIF, RFF… Découvrez toutes les aides cumulables avec votre chômage et destinées à financer votre réorientation professionnelle. Vous étiez cadre ? Sachez que l’APEC propose un accompagnement gratuit à destination des cadres au chômage.

L’aide individuelle à la formation (AIF) est un dispositif visant à financer partiellement ou intégralement vos formations. Elle s’adresse :

  • aux demandeurs d’emploi inscrits à France Travail ;
  • aux personnes bénéficiant d’un contrat de reclassement professionnel (CRP), d’un contrat de transition professionnelle (CTP) ou d’un contrat de sécurisation professionnelle (CSP).

L’AIF permet principalement de financer vos formations éligibles au CPF (Compte personnel de formation), ainsi que certains dispositifs spécifiques : le permis de conduire B, l’accompagnement de validation des acquis de l’expérience (VAE) ou encore le bilan de compétences.

Pour bénéficier de l’AIF, vous devez faire une demande de devis à l’organisme formateur et le soumettre à France Travail. Le devis est ensuite étudié pour vérifier la cohérence de votre formation avec votre projet professionnel. Si votre demande est acceptée, vous percevez une rémunération durant votre formation.

Découvrez notre guide des métiers de demain pour construire votre projet professionnel et ainsi identifier la ou les formations les plus intéressantes.

 

La rémunération de formation de France Travail (RFFT) est un dispositif permettant d’accorder une rémunération aux demandeurs d’emploi durant toute la durée de leur formation : elle s’adresse aux demandeurs d’emploi non indemnisés ou non indemnisables au titre de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) ou de l’allocation de sécurisation professionnelle (ASP) .

Le montant de la RFFT est compris entre 224,68 € et 769,49 €. Cette aide est versée pendant toute la durée de la formation, dans la limite maximale de 3 ans pour une même formation.

La rémunération de fin de formation (RFF) est une aide financière pour les demandeurs d’emploi suivant une formation financée par France Travail. Ce dispositif vous permet notamment de percevoir une rémunération après la fin de vos droits à l’ARE ou à l’allocation de sécurisation professionnelle (ASP).

Pour bénéficier de la RFF, la formation réalisée doit remplir au moins l’une des conditions suivantes :

  • être reconnue par un diplôme ou un titre enregistré au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) ;
  • être reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche ;
  • être listée par la commission paritaire nationale de l’emploi d’une branche professionnelle. 

En règle générale, vous devez demander la RFF à France Travail. Son montant est au maximum de 756,63 € par mois : elle vous est versée suite à l’expiration de vos droits à l’ARE ou à l’ASP.

 

L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (Acre) est un dispositif d’exonération partielle ou totale de cotisations sociales durant votre première année d’activité. Elle porte sur vos cotisations d’assurance maladie, vieillesse, retraite de base, maternité, décès, invalidité et allocations familiales.

Destinée aux chômeurs, cette aide pour la création ou la reprise d’une entreprise est ouverte aux personnes exerçant une activité en tant que (sous conditions) :

  • micro-entrepreneur ;
  • travailleur non salarié (TNS) ;
  • dirigeant de société (SARL, EURL, SAS, SA, etc.), à condition d’en exercer effectivement le contrôle.

Le montant de cette aide pour reprendre ou créer son entreprise dépend de votre statut et du montant de vos revenus. Sous réserve de respecter les conditions applicables, l’exonération de cotisations sociales est de :

  • 50 % pour les micro-entrepreneurs ; 
  • totale ou dégressive pour les TNS et les dirigeants de société (en fonction du montant des revenus annuels).

 

L’aide à la reprise ou à la création d’entreprise (Arce) est une aide pour les chômeurs pour créer une entreprise ou pour un projet de reprise d’entreprise. Elle vous permet de bénéficier de 60 % de vos droits restants à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE).

L’Arce vous est versée en deux fois : la première moitié lors du début de votre activité et la seconde 6 mois après, à condition d’exercer toujours une activité non salariée à titre principal.

Pour bénéficier de l’Arce, vous devez remplir plusieurs conditions :

  • avoir créé ou repris une entreprise à l’issue de votre contrat de travail ;
  • être bénéficiaire de l’ARE ;
  • être bénéficiaire de l’Acre : il s’agit d’une aide pour les créateurs et repreneurs d’entreprise.

Pour aller plus loin, découvrez toutes les aides sociales et financières pour la création ou la reprise d’entreprise.

À noter : si vous ne demandez pas l’Arce, vous pouvez cumuler chaque mois vos revenus non salariés avec une partie de votre ARE sous conditions.

Macif Solidarité Coups Durs : une aide en cas de perte d’emploi

Vous avez besoin d’être accompagné suite à votre perte d’emploi ? Le service Macif Solidarité Coups Durs vous permet d’être écouté et conseillé dans vos démarches, notamment pour identifier les aides supplémentaires au chômage dont vous pouvez bénéficier. Vous pouvez aussi bénéficier du service via une plateforme dédiée en ligne.

Découvrir le service

Quelles aides pour la réinsertion professionnelle ?

Il existe aussi des aides complémentaires au chômage pour faciliter votre réinsertion professionnelle : le prêt pour l’accès à l’emploi, les aides à la mobilité...

Le prêt pour l’accès à l’emploi est une aide de la CAF pour les personnes étant au chômage : il s’agit d’un prêt sans intérêt visant à financer les dépenses liées à l’accès à l’emploi. Il peut notamment permettre de payer   :

  • le permis de conduire ;
  • l’achat d’un véhicule ;
  • les réparations d’un véhicule ;
  • le contrôle technique ;
  • l’assurance du véhicule ;
  • des équipements professionnels ;
  • la garde des enfants en lien avec le travail.

Ce prêt vous est accordé sous conditions de ressources. Son montant est compris entre 100 et 1 000 €.

L’aide au déplacement est une aide financière de France Travail pour les demandeurs d’emploi reprenant un emploi loin de leur domicile . En métropole, la distance entre l’entreprise et le domicile doit a minima être de 60 kilomètres aller-retour, ou à 2 heures de trajet aller-retour.

Pour les personnes anciennement au chômage, cette aide au déplacement de France Travail peut prendre en charge :

  • vos frais de déplacement à hauteur de 0,23 €/km ;
  • vos frais de repas à hauteur de 6,25 € par jour ;
  • vos frais d’hébergement dans la limite de 31,20 € par nuit.

Vous souhaitez vous rapprocher de votre nouvel emploi ? Vous pouvez bénéficier d’une prime de déménagement, à condition d’avoir au moins 3 enfants à charge ou à naître. Découvrez également les aides financières pour un déménagement et les réductions Macif Avantages pour limiter le coût de votre changement de domicile (offres Macif Avantages soumises à conditions, non rétroactives et réservées aux sociétaires Macif, hors personnes morales).

 

Destinée aux chômeurs, l’aide au permis de conduire de France Travail (ex-Pôle emploi) est un dispositif visant à financer l’obtention du permis de conduire B, dans l’optique de favoriser votre retour à l’emploi. Pour en bénéficier, vous devez principalement :

  • être inscrit comme demandeur d’emploi depuis au moins 6 mois ;
  • ne pas bénéficier d’une allocation chômage ou d’une allocation d’un montant supérieur au montant minimal de l’ARE ;
  • avoir au moins 18 ans.

Cette aide au permis de conduire est accordée par France Travail sous réserve que l’absence de permis constitue un frein à votre recherche d’emploi. Cela peut notamment être le cas si votre zone de recherche d’emploi est mal desservie ou si le travail recherché nécessite d’avoir le permis de conduire.

Le montant de cette aide est au maximum de 1 200 €. Elle est versée en 3 fois par France Travail directement à votre auto-école.

L’aide à la garde d’enfants (AGE) vise à financer vos frais de garde d’enfants de moins de 12 ans pendant votre formation ou votre reprise d’activité. Pour en bénéficier, vous devez remplir plusieurs conditions :

  • être inscrit à France travail en tant que demandeur d’emploi ;
  • être peu ou pas indemnisé par France Travail ;
  • élever au moins un enfant de moins de 12 ans dont vous avez la charge.

France Travail peut vous accorder l’AGE si :

  • vous reprenez un emploi à temps plein ou partiel, en CDI, en CDD ou en contrat temporaire d’une durée minimale de 28 jours ;
  • ou vous débutez une formation validée par France travail d’une durée minimale de 40 heures.

Le montant de l’AGE dépend de votre nombre d’enfants à charge et de votre durée hebdomadaire de travail ou de formation : il est compris entre 176,80 € et 540,80 €.

Quels droits après le chômage ?

À l’issue d’une certaine période, le versement de vos allocations chômage prend fin. Vous pouvez néanmoins profiter d’autres prestations. Aide de fin de droits, RSA ou allocation de solidarité spécifique : découvrez quels sont vos droits à la fin de votre chômage.

L’aide de fin de droits (AFD)

Accordée par France Travail, l’aide de fin de droits (AFD) peut vous être versée si vos droits au chômage arrivent à terme et que vos ressources ne dépassent pas un certain plafond (sous conditions)(4).

Cette allocation de fin de droits au chômage vous est versée automatiquement et en une seule fois si vous y êtes éligible : vous n’avez donc aucune démarche à entreprendre pour en bénéficier.

Le revenu de solidarité active (RSA)

Si vous n’avez plus droit au chômage, une aide spécifique peut vous être accordée sous conditions : le revenu de solidarité active (RSA). Il s’agit d’un complément de revenus pour les personnes dont les revenus sont modestes.

Depuis janvier 2025, vous devez toutefois signer un contrat d’engagement pour bénéficier du RSA : il comprend un ensemble d’actions détaillant vos objectifs d’insertion professionnelle et sociale. Ce contrat prévoit notamment que vous réalisiez entre 15 à 20 heures d’activité par semaine.

L’allocation de solidarité spécifique (ASS)

L’allocation de solidarité spécifique (ASS) est une aide accordée aux demandeurs d’emploi qui ont épuisé leurs droits à l’allocation chômage (ARE) ou à la rémunération de fin de formation (RFF).

Pour en bénéficier, vous devez notamment avoir travaillé au moins 5 ans au cours des 10 ans précédant la fin de votre dernier contrat de travail (sauf exception) et respecter certains plafonds de ressources. Vous n’avez aucune démarche à faire : France Travail vous envoie automatiquement une demande d’admission à l’ASS si vous y êtes éligible.

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller France Travail pour savoir quelles sont les aides en fin de droits au chômage dont vous pouvez bénéficier.

Les situations particulières

On distingue plusieurs aides pour les personnes au chômage attribuées en fonction de leur situation spécifique. C’est le cas notamment si vous êtes jeune, travailleur indépendant ou mère célibataire, par exemple.

Découvrez les principales aides financières pour les jeunes chômeurs, diplômés ou non :

  • l’allocation ponctuelle pour les jeunes en recherche d’emploi pour les personnes de moins de 26 ans qui rencontrent des difficultés financières ponctuelles dans le cadre de leur insertion professionnelle ;
  • le contrat d’engagement jeune (CEJ) pour les personnes de 16 à 25 ans (30 ans pour les personnes en situation de handicap), qui donne accès à des stages, des formations ou un service civique ;
  • l’accompagnement intensif des jeunes (AIJ) pour les jeunes de 16 à 30 ans, qui souhaitent être accompagnés dans leur recherche d’emploi ;
  • le RSA jeune actif pour les jeunes de 18 à 25 ans sans activité, qui peuvent justifier d’une durée minimale d’activité professionnelle.

Vous pouvez bénéficier d’autres dispositifs complémentaires si vous avez fait l’objet d’un licenciement économique.

  • Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) : ce dispositif permet à un salarié dont le licenciement économique est envisagé de profiter de plusieurs mesures d’aide à l’issue de son contrat de travail. Il permet notamment de bénéficier de mesures d’accompagnement et de formation visant à accélérer votre reclassement.
  • L’allocation de sécurisation professionnelle (ASP) : elle peut être versée aux salariés ayant accepté un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) suite à leur licenciement économique.
  • La prime de reclassement : cette aide peut vous être versée si vous avez adhéré au Contrat de sécurisation professionnelle (CSP), que vous bénéficiez de l’ASP et que vous reprenez une activité salariée.
  • L’indemnité différentielle de reclassement (IDR) : sous conditions, cette aide peut vous être versée pour compenser votre perte de rémunération entre l’emploi que vous reprenez et celui dont vous avez été licencié.

Il n’est pas toujours facile de savoir de quels droits et de quelles aides vous pouvez profiter en étant enceinte et au chômage. Durant votre grossesse, vous pouvez tout d’abord bénéficier d’un congé maternité, vous permettant de percevoir des indemnités journalières par l’Assurance maladie sous certaines conditions. En revanche, le versement de votre allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) est suspendu pendant toute la durée du congé maternité.

Vous pouvez également bénéficier du RSA jeunes parents si vous êtes enceinte et que vous disposez de faibles ressources. Vous pouvez en faire la demande auprès de la Caf.

La principale aide pour les mères isolées au chômage est le RSA jeune parent. Vous pouvez en bénéficier si vous êtes enceinte ou si vous avez au moins un enfant à charge, à condition de respecter les plafonds de ressources. Pour une famille monoparentale, le montant maximal du RSA jeunes parents est de 1 383,68 € par mois, majoré de 276,73 € par enfant à charge au-delà de 2 enfants.

Les mères célibataires au chômage peuvent aussi bénéficier de certaines aides de la Caf sous conditions, dont l’aide personnalisée au logement, l’allocation de soutien familiale et l’aide pour la garde d’enfants.

Pour aller plus loin, consultez notre article mères célibataires : quelles aides pour les mamans solos ?

En tant que travailleur indépendant, vous pouvez tout d’abord cumuler vos allocations chômage et vos revenus professionnels sous conditions après la création de votre activité indépendante.

Vous avez perdu involontairement votre activité non salariée ? Vous pouvez prétendre à l’allocation pour les travailleurs indépendants (ATI) sous conditions. Cette aide peut vous être accordée si votre activité a cessé :

  • suite à l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire ;
  • suite à votre remplacement en tant que dirigeant en raison d’un plan de redressement judiciaire ;
  • en raison d’une diminution d’au moins 30 % de vos revenus rendant votre activité non viable économiquement.

Notes et mentions légales

Les éléments contenus dans cette page sont fournis à titre informatif et peuvent dépendre d'un assureur, d'un établissement ou d'un contrat à l'autre. Veuillez vous reporter aux conditions des contrats que vous avez souscrits afin d'en connaître le détail.

  • 1.

    Les garanties sont accordées dans les conditions et limites du contrat Garantie Emprunteur Macif souscrit.

  • 2.

    Source : Allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE) d'un salarié du secteur privé dont la fin de contrat de travail intervient à compter du 1er avril 2025 - Service Public - 2025

  • 3.

    Offre réservée aux 1500 premiers sociétaires destinataires de notre offre qui activeront un compte personnel sur la plateforme Klaro depuis ce lien. Ce lien est à usage personnel et unique. Toute activation d'un compte personnel sur la plateforme Klaro après le 1er avril 2027 ou après épuisement du nombre d'accès offert ne sera plus possible. L’accès au compte personnel, reste valable un an à compter de son activation et au plus tard jusqu'au 1er avril 2028.

  • 4.

    Source : Aide à l’allocataire arrivant en Fin de Droits (AFD) - France Travail – 2025

Le contrat Garantie Emprunteur distribué par la Macif et par Securimut est assuré par Macif Santé Prévoyance, mutuelle régie par le Livre II du code de la mutualité et adhérente à la Mutualité Française. SIREN 779 558 501. Siège social : 1 rue Jacques Vandier 79000 Niort.

SECURIMUT, SAS au capital de 200 000 € - RCS Lyon 487 899 148 - Siège social : 222 Cours Lafayette - 69003 Lyon - Intermédiaire d'assurance - N° ORIAS 07 005 662 (www.orias.fr).

Les garanties Sécurimut Assistance sont assurées par IMA ASSURANCES, Société anonyme au capital de 157 000 000 €. Entreprise régie par le Code des assurances. RCS NIORT 481 511 632. Siège social : 118, avenue de Paris - CS 40 000 - 79033 Niort cedex 9.

Le service Macif Solidarité Coups Durs proposé par la Macif est mis en œuvre par DOMPLUS, SAS au capital de 894 800 Euros, RCS Grenoble 431 693 027, siège social 3 rue Roland Garros, 38 320 EYBENS.